• Log in

VIDEO MTV Metle Metlak reruns 24 July 2019 with Wissam Breidy (original one 13 March 19)

  • Feb. 12. 2015
    Al Joumhouria Article > Elissar Habib عريس بـ1000 دولار!
     
    منذ فترة ليست ببعيدة كشفت الدراسات عن تزايد نسبة «العانسات» في لبنان وبلوغها 85 في المئة، وهذا ما أثار خوف الفتيات. فالزواج حلم طفولي تطمح اليه غالبية الفتيات لعَيش الرومنسية من جهة والهروب من نظرة المجتمع القاسية في حال العنوسة من جهة ثانية.
     
  • Jan. 27. 2015
    À l’affût d’un époux libanais ? Ne cherchez pas à Beyrouth mesdemoiselles...

    « Ce ne sont pas les hommes célibataires libanais qui manquent. Le manque de célibataires libanais se manifeste plutôt quand on désire effectuer une recherche basée sur la religion, le niveau éducatif et culturel, et le niveau de vie sociale », assure Solange Sraih, fondatrice d'une agence matrimoniale.

    Béchara MAROUN | OLJ27/01/2015

    Il y a quelques mois, une étude réalisée aux Pays-Bas révélait que plus de 85 pour cent des femmes au Liban, en âge de se marier et ayant moins de 35 ans, étaient célibataires. En d'autres termes, 15 pour cent seulement des femmes au Liban réussissent le « périlleux défi social » de se trouver un conjoint avant l'âge de 35 ans et échappent in extremis au stigmate de la vieille fille qui, malheureusement, rôde toujours. L'on aura beau répéter qu'une femme peut (très) bien s'accomplir, s'affirmer et trouver un sens à sa vie, sans enfants et sans Monsieur X, toujours est-il que les variations de la question existentielle « Toujours célibataire ? » reviennent souvent une fois la première trentaine dépassée.

    Derrière ces statistiques, se cachent diverses raisons que la sociologie explique de manière très scientifique. Autonomie des femmes aujourd\'hui plus instruites, envie de faire carrière, cherté de vie. Autant de raisons valables qui expliquent ce phénomène grandissant qui, en somme, menace le futur de la famille au Liban. Et pourtant, elles existent encore, ces jeunes femmes désireuses de fonder une famille. Ces femmes qui veulent à tout prix se trouver un époux avant « qu\'il ne soit trop tard ». Ces femmes qui font semblant de ne pas être importunées le moins du monde par les questions curieuses de leurs proches concernant leur statut social mais qui crèvent en secret de se marier. Et à la question qui revient comme une ritournelle, elles répondent souvent : « Il n\'y a pas eu bonne fortune » ou encore « je n\'ai pas trouvé l\'homme convenable 

    Car il faut les comprendre ces jeunes femmes, souvent éduquées et issues d\'un milieu bourgeois aisé, ou de la classe moyenne. Il est hors de question pour elles d\'« offrir le trophée » au premier bougre venu, ou de s\'unir à vie à un employé de quatrième classe – bricoleur les dimanches – et d\'arrondir difficilement des fins de mois en calculant chaque soir, sur un coin de lit, les dettes à rembourser et les économies à faire. Sans oublier le crédit d\'une maison qu\'il faudra payer pendant toute une vie et les chaussettes qu\'elles devront recoudre lors des jours de misère, avant que les gosses ne grandissent et qu\'elles ne soient obligées, désemparées, de leur expliquer qu\'on ne peut pas tout avoir. Avec la phrase-culte du Film du Supermarché (tragédie-action) : « Rends-ça tout de suite, c\'est trop cher ! » Piètre projet de mariage. Surtout quand l\'amour n\'est pas au rendez-vous.

    L\'on comprend donc un peu que ces jeunes filles acceptent, résignées, de ne pas quitter le bercail familial. « Comment vivre avec un homme si je ne peux pas l\'admirer », s\'interrogent-elles. « Ils sont où les hommes libanais, les futurs époux, les projets de papas, les vrais, ceux dont on peut tomber amoureux ? » se demandent-elles aussi. Et la fondatrice de l\'agence matrimoniale Pom d\'Amour, Solange Sraih, de répondre, un demi-sourire malicieux aux lèvres : « À Dubaï chérie. »

    Tout quitter pour lui

    Solange Sraih est experte en amour, en couples et en mariages. Depuis qu\'elle a créé Pom d\'Amour en 2007, elle a marié 67 couples. Sans scrupules, elle affirme que 75 pour cent des adhérents hommes entre 32 et 48 ans, des célibataires d\'un certain niveau social, sont résidents à l\'étranger pour travailler et faire carrière. Sur les 67 couples déjà mariés, nombreux sont ceux qui vivent aujourd\'hui en dehors du pays, la femme ayant souvent suivi l\'homme jusqu\'à son lieu de travail. Des affirmations qui ne devraient pas surprendre en effet, vu le nombre de jeunes, dont beaucoup d\'hommes, qui travaillent à l\'étranger. Parmi ceux-ci, quelques 500 000 Libanais dans les pays du Golfe et plus de 120 000 aux Émirats arabes unis seulement.

    Ainsi, les mâles libanais désirant s\'investir dans un projet de mariage et bénéficiant de critères appréciés par les femmes seraient disséminés un peu partout dans le monde. Les jeunes filles, elles, devraient ainsi aller chercher ailleurs, surtout que ces hommes-là, comme l\'affirme Solange Sraih, sont souvent à la recherche d\'une femme libanaise et qu\'ils n\'ont pas trop le temps de faire des recherches. Si de nombreuses Libanaises travaillent aujourd\'hui aussi dans les pays du Golfe, et qu\'elles se lient souvent à leurs compatriotes émigrés, elles sont loin d\'égaler en nombre les jeunes hommes célibataires. Une jeune fille du Liban n\'a donc qu\'à concentrer ses efforts sur l\'un d\'eux et le tour pourrait bien être joué. Site de rencontres ou agence matrimoniale, tous les moyens sont bons.

     « Il n\'y a pas un manque d\'hommes au Liban, explique toutefois Mme Sraih. J\'ai déjà marié des couples au Liban et il existe de nombreux hommes célibataires. Certains sont de très bons partis qui n\'ont pas trop de temps à consacrer à leur vie sentimentale ou ont vécu des déceptions amoureuses. En fait, le manque n\'existe pas à Beyrouth en termes de chiffres. Il se manifeste plutôt quand on commence à faire une recherche basée sur la religion, le niveau éducatif et culturel, et le niveau de vie sociale. C\'est là qu\'on peut se retrouver un peu à court dans le pays et que l\'on est obligé d\'aller rechercher des profils libanais à l\'étranger, et ils sont nombreux. Cela est dû à l\'émigration, à la crise économique dans le pays et à l\'augmentation du nombre d\'années d\'études, souvent suivies à l\'étranger. »

    Vivre en harmonie

    Et d\'ajouter : « J\'ai souvent rencontré des jeunes filles et femmes ayant cette envie de vivre en harmonie avec quelqu\'un sous forme d\'interdépendance dans le mariage. Ce mot-là m\'avait frappé par ses multiples interprétations. Ces jeunes femmes ont besoin d\'un homme aisé sur le plan financier ou ayant réussi plus qu\'elles pour pouvoir l\'admirer ! Car elles sont parvenues à obtenir des diplômes, des spécialisations, à réussir sur le plan professionnel et intellectuel comme des garçons. Elles souhaitent continuer à travailler après leur mariage et bénéficier d\'une certaine influence dans la société. Quand on recherche de tels critères, il faut parfois chercher à l\'étranger, d\'autant que certaines de ces femmes – seul bémol – se trouvent sous le poids émanant de leur horloge biologique vers les 35 ans. Fonder une famille, se marier, trouver l\'homme de ses rêves est alors une terrible pression ; il n\'y a pas de temps à perdre. »

     Comme l\'explique Solange Sraih, les femmes adhérentes à Pom d\'Amour demandent d\'abord à rencontrer des hommes résidents au Liban, pour des raisons diverses. « Il est plus facile pour elles de rencontrer des hommes vivant au Liban, pour rester auprès de leur famille et pour conserver leur travail, ajoute-t-elle. Par ailleurs, les relations à distance sont parfois fatigantes et peuvent ennuyer. La femme ne peut souvent rencontrer l\'homme avec qui je la mets en contact que lorsqu\'il est à Beyrouth et doit se contenter de communiquer à distance avec lui en attendant que la relation évolue. En outre, l\'homme libanais se perd encore dans son désir de trouver la femme moderne mais sage et prête à tout quitter pour lui. Or la décision pour une jeune femme attachée à son pays, ses racines, sa famille, son poste, de tout quitter et de s\'aventurer vers l\'inconnu, dans un pays géographiquement éloigné, est une chose assez effrayante. »

    Et de poursuivre : « Souvent, les femmes commencent par des rencontres avec des hommes au Liban. En cas d\'échec, elles se retournent ensuite vers des profils d\'hommes à l\'étranger, de préférence dans les pays du Golfe et de l\'Europe proche. Là, on effectue une sélection préliminaire des profils bien avant une éventuelle rencontre, et le charme opère... »

    Des histoires d'Amour

    Des rencontres qui tournent au sérieux, la gérante de Pom d\'Amour en a à profusion. C\'est grâce à elle que nous découvrons l\'histoire de Hanane, 40 ans, responsable de la branche d\'une banque, et Toni, 48 ans, architecte responsable de projets colossaux dans la région du Golfe. « J\'avais entendu par ricochet lors d\'une soirée, que l\'une des invitées s\'était mariée grâce à Pom d\'Amour, raconte Hanane. Un peu réticente, j\'ai d\'abord voulu faire la connaissance de Solange avant de me décider à m\'abonner et à tenter ma chance un mois plus tard. J\'ai d\'abord exigé de rencontrer des hommes résidant à Beyrouth. C\'est plus pratique et j\'ai en horreur les relations à distance. Pendant ce temps, la mère de Tony avait eu vent de l\'agence Pom d\'Amour et l\'y avait inscrit à son insu, puisqu\'il n\'avait pas du tout le temps de faire des rencontres. Elle a ensuite réussi à le convaincre de faire ma connaissance lors de son prochain passage à Beyrouth. Nous nous sommes alors rencontrés malgré ma réticence à rencontrer un profil ne résidant pas au Liban et j\'ai tout de suite senti que notre histoire avait de fortes chances de réussir, mais j\'ai dû attendre deux longs mois avant de le revoir à Beyrouth. Franchement, la période a été longue et les choses allaient se détériorer, car souvent, une relation à longue distance sans une rencontre physique et tangible ne peut pas durer. »

    « Mais le destin a voulu donner un coup de pouce à notre histoire, poursuit Hanane. Ma banque m\'a en effet demandé de faire un voyage à Dubaï pour y superviser l\'ouverture d\'une nouvelle branche. Solange m\'a alors proposé de proposer une rencontre à Tony et de prendre quelques jours de vacances supplémentaires à Dubaï. J\'ai également trouvé cela un peu difficile (question de fierté à la libanaise, assure Solange Sraih). Mais j\'ai finalement pris l\'initiative et nous nous sommes rencontrés. Tony a particulièrement trouvé séduisant le fait que j\'ai pris l\'initiative de le rencontrer lors de mon déplacement professionnel. Et les choses se sont bien passées... Nous nous sommes mariés 8 mois plus tard. »

    Une histoire que la gérante de l\'agence matrimoniale aime souvent reprendre, même si elle appelle les filles intéressées à ne pas attendre d\'avoir 40 ans pour solliciter le soutien des experts. « J\'ai des profils de tous les âges, et l\'âge n\'est qu\'un chiffre et il est peu important quand la femme est agréable et charismatique, explique-t-elle. Mais les profils assez tentants, et qui sont généralement des hommes ayant atteint la quarantaine, préfèrent généralement des femmes bien plus jeunes. C\'est donc un atout pour la fille qui peut alors enjôler son homme plus facilement, et lui faire sentir qu\'il devrait la gâter. »

    Assurant que les femmes ne devraient pas avoir peur de faire faux bond en rencontrant des émigrés libanais, l\'experte en mariages rapporte enfin l\'histoire de cette femme qui n\'avait plus que trois mois à passer à Beyrouth avant de se rendre au Canada pour y rester pour de bon. « Un adhérent vivant au Koweït m\'a contactée durant la même période pour m\'informer qu\'il sera de passage au Liban et qu\'il avait une demi-journée de libre, raconte-t-elle. En faisant mes recherches, j\'ai trouvé que les deux jeunes gens avaient pas mal de critères en commun. J\'ai donc proposé une rencontre du genre speed dating. Sympathiques comme ils sont, ils ont accepté et c\'était in extremis. Pour vous la faire courte, ils se sont rencontrés à l\'aéroport de Beyrouth pour un café et le courant est passé. Par bonheur, il préparait lui aussi son émigration pour le Canada. C\'est là-bas qu\'ils se sont fixés quelques mois plus tard un second rendez-vous et leur relation a bien évolué depuis... »

    De quoi encourager toutes les jeunes filles à élargir leurs zones de recherche géographiques afin de croquer à la pomme d\'amour. Des milliers de jeunes Libanais célibataires vivent en effet seuls à l\'étranger. Leur vie sentimentale est souvent terne. Et la Saint-Valentin est juste derrière la porte...

  • Jun. 10. 2013
    À LA UNE Mariages en ligne : et pourquoi pas ? Béchara MAROUN | Orient le Jour

    Société De nos jours, le Net est devenu la plateforme à tout faire : investissements, shopping, débats, vacances, boulot, amitiés... tout y passe. Et dans la mêlée, les sites d’agences matrimoniales tentent de prouver qu’on peut aussi y trouver l’âme sœur, la rencontre d’une vie.
    Sur le même sujet Croquer la Pomd’Amour... et craquer ! 10/06/2013

    C’est dans les pays occidentaux que le schéma de succession entre l’entremetteur traditionnel, les agences matrimoniales et les sites Web a été établi. Cette réalité ne correspond pourtant pas la société libanaise, où l’entremetteur (entremetteuse en l’occurrence) traditionnel n’a pas encore été totalement détrôné. En effet, le marché des agences et des sites matrimoniaux n’est pas encore assez large, et les agences matrimoniales ont débarqué à Beyrouth en même temps que les sites Web, soit avec quelques décennies de retard. Les Libanais découvrent donc aujourd’hui les deux phénomènes, qui cohabitent sans encombre. Et quand il s’agit d’agence matrimoniale à Beyrouth, on ne peut contourner le phénomène Pomd’Amour, la toute première agence de mariage pour Libanais.

    Rapprocher les distances

    C’était en février 2007. Solange Sraih, ennuyée d’entendre autour d’elle le célèbre « Pourquoi suis-je encore seul(e) ?», ouvrait Pomd’Amour avec une seule mission en tête : rapprocher les distances et renforcer les liens entre les Libanais expatriés et les Libanais locaux, et entre les résidents au Liban eux-mêmes, en vue d’une relation durable et un mariage. Le principe est simple : il suffit de solliciter Solange pour un entretien personnalisé et confidentiel, et elle propose alors des profils répondant aux critères parmi les membres de son agence. ….( la suite à suivre ultérieurement)

    Une cotisation annuelle de 1 000 dollars pour les personnes résidant au Liban et de 800 euros pour les résidents à l’étranger est requise. Outre les entrevues en tête à tête, pour Solange Sraih, « le moyen (agence ou site) importe peu quand il s’agit d’aller à la recherche d’une personne qui vous fait vibrer ». « Néanmoins, les sites et les clubs de rencontres, comme les agences matrimoniales, mettent en relation des personnes en quête d’aventure sentimentale sérieuse, mais les premiers n’offrent pas de garanties sur les motivations des adhérents, explique-t-elle. On peut, certes, y trouver la femme ou l’homme de sa vie, mais on peut aussi y faire des rencontres d’un soir ou se retrouver face à des personnes mariées en mal d’escapades pimentées. » Et d’ajouter, chiffres à l’appui : « Plus d’un million de personnes en France ont rencontré leurs partenaires de vie grâce à une agence matrimoniale (selon les statistiques de la Fédération française matrimoniale). Aux États-Unis, les agences auraient fait le bonheur de plus de dix millions d’individus. Au Liban, il n’y a pas encore de chiffres, mais nous sommes sur la bonne voie. »

    Aidée de son équipe de professionnels, Mme Sraih aurait marié plus de 37 couples jusqu’en 2012. Sur sa page Facebook, on peut lire quelques messages de remerciement : « Bonsoir Solange. J’espère que tout va bien avec toi. J’ai de très bonnes nouvelles, depuis un mois, on s’est mariés, N et moi. Je te remercie de tout mon cœur car tu as été le lien entre nous, et Dieu merci qu’il est bon avec moi. Je suis sûre que tu es ravie de nos nouvelles. J’espère que ça réussit avec les autres couples qui font connaissance. Courage à toute l’équipe de Pom d’Amour. Merci de nouveau. » Ou encore : « Bonsoir Solange, j’espère que tu as reçu mon texto de tout à l’heure, la rencontre fut plus qu’agréable. Il est juste comme tu l’as décrit, nous avons plusieurs points en commun, nous sommes restés 5 heures à discuter ! On se reverra la semaine prochaine. Merci beaucoup. Je sens que j’ai trouvé l’homme de mes rêves. »
    Dans son agence, Solange Sraih compte de nombreux clients résidant en France, au Canada ou encore dans le Golfe désirant épouser une Libanaise. L’immigration ayant boosté son business, sa clientèle est par ailleurs formée en majorité de professionnels, bac+3 minimum, et de niveau socioculturel élevé. « Avec l’âge et le milieu socioculturel, la religion est aussi un des critère de base », explique Solange, révélant que « des chrétiens et des sunnites ont recours à Pom d’Amour, mais pas de chiites pour l’instant

    Quelques chiffres

    10/06/2013

    • 17 pour cent des couples mariés en 2012 ont entamé leur histoire sur Internet
    • Selon une étude, 49 pour cent des femmes et 27 pour cent des hommes annuleraient une rencontre s’ils découvraient quelque chose pas trop à leur goût en recherchant la personne en question sur Internet.

    • 43 pour cent des gens inscrits sur des sites de rencontre affirment que les fautes de grammaire et d’orthographe dans un profil coupent carrément l’envie.
    - De nombreux sites de rencontres proposent d’établir un portrait psy pour faire correspondre les profils ayant des affinités psychologiques. Le site français Meetic.fr propose ainsi plus de 71 critères dans son portrait psy.

    • Au Liban, les gens restent réservés à l’idée d’afficher clairement avoir rencontré l’âme sœur sur un site matrimonial. Une mentalité qui empêche d’établir des statistiques. Une situation qui devrait bientôt changer.

    Nous avons tenté l’expérience...

    Croquer la Pom d’Amour... et craquer !

    Quelques chiffres

    Ils sont plus de cinq millions de célibataires à s’être inscrits en France seulement sur des sites de rencontre, et plus de six millions en Inde. Si l’on peut y rechercher la rencontre d’un soir ou encore une aventure extraconjugale, certains sites en ligne ont choisi d’assumer la lourde tâche d’unir des couples pour la vie. Ces sites matrimoniaux, qui constituent en fait une variation des sites de rencontre traditionnels, ont particulièrement connu leur essor en Inde, où la culture du mariage – et de l’amour qui naît du mariage – est assez dominante. Quitte à détrôner les entremetteurs et les agences matrimoniales, qui ont pourtant eu leur moment de gloire, les sites matrimoniaux gagnent en popularité en Occident, mais pas encore assez dans le monde arabe et au Liban. Ici, même la mode des agences matrimoniales n’a pas su s’établir alors qu’elle faisait des ravages ailleurs.

    Pourtant, on ne peut pas dire que les Libanais restent indifférents au phénomène des sites de mariage en ligne. En septembre 2011, Mohammad, un Franco-Libanais habitant la France depuis plusieurs années, a fondé

    ...........premier site matrimonial dédié aux Libanais. En quelques semaines, l’adresse est devenue le site de rencontre numéro un au Liban. Avec plus de 50000 inscrits et des statistiques très encourageantes (plus d’un million de pages vues lors du mois d’avril 2013, selon Google Analytics), les foules sentimentales en quête d’amour n’ont qu’à bien se tenir.

    ......... est le premier site de rencontre entièrement dédié aux Libanais, explique ............... Contrairement aux grands groupes mondiaux tels que meetic.com, match.com ou tagged.com, notre site est entièrement spécialisé dans les rencontres entre Libanais, ce qui explique sa popularité au pays du Cèdre. » Soucieux d’abord de rapprocher la jeunesse libanaise émigrée de son pays d’origine et remarquant que de nombreux Libanais à l’étranger préfèrent trouver l’âme sœur parmi des compatriotes, Mohammad a aussi perçu dans le site une opportunité de réussite, estimant que « le marché des rencontres en ligne est en plein développement depuis plusieurs années dans tous les pays du monde ». « Les gens sont de plus en plus connectés sur Internet et les sites de rencontre ont naturellement profité de cette révolution, dit-il. Il est vrai qu’en Europe, les rencontres sur Internet sont maintenant rentrées dans les coutumes, ce qui n’est pas encore tout à fait le cas au Liban, mais les choses sont en train de changer et la société libanaise évolue à ce niveau-là, entraînant ainsi un changement des habitudes sociales. Et la raison est simple : les gens font leurs rencontres dans leurs lieux de travail, au sein de leurs amis ou en soirées. Les sites de rencontre en ligne sont là pour ouvrir de nouvelles opportunités et permettent de mettre en contact des personnes qui ne font pas partie du même cercle social et professionnel. » Aujourd’hui, YaGharami.com compte en majorité des Libanais résidents, même si les expatriés et les Arabes y sont aussi présents. Sur les 50 000 inscrits, 60 pour cent sont des hommes et 70 pour cent ont moins de 35 ans. Comme tous les sites matrimoniaux,

    ......... doit lutter au quotidien pour conserver au site son caractère sérieux. « La majorité des personnes s’est inscrite sur le site dans une optique de mariage, poursuit Mohammad. Cependant, comme dans la vie réelle, il existe des personnes qui sont là pour s’amuser. C’est pour cela que notre équipe est toujours aux aguets pour bannir tous les profils à caractère sexuel, sans oublier que nos membres ont la possibilité de limiter la visualisation de leur profil ou de bloquer un autre membre en particulier. Des filtres automatiques sont également mis en place pour rendre les insultes illisibles. Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de s’inscrire. »

    Le pour et le contre
    Toutefois, il semblerait que ce n’est pas uniquement la « peur » qui rendrait les célibataires sceptiques au sujet des sites de mariage en ligne. Outre l’idée préconçue de tomber sur des hommes mariés ou des pervers, certaines femmes rechignent à l’idée de devoir par exemple remplir un formulaire comme si l’on commandait un produit sur mesure. D’autres sont certaines que ces sites n’attirent que des ringards et des gens mal dans leur peau. Enfin, il y a encore ceux qui n’osent pas, par peur de subir un rejet aussi simple qu’un double clic sur la case “Bloquer”. Face à toutes ces angoisses, Mohammad reste confiant. « Pour les personnes encore sceptiques, nous disons que les rencontres sur Internet sont devenues le moyen le plus utilisé pour faire de nouvelles connaissances. En utilisant les différentes options de recherche disponibles sur ........., on peut cibler ses recherches en fonction de différents critères, effectuant ainsi une présélection au niveau des membres avec lesquels on souhaite entrer en contact. En parallèle, tout est fait pour éviter aux inscrits les ennuis sur le site. À tous ceux qui hésitent encore, je dis qu’il faut savoir forcer le destin et prendre sa vie en main », conclut-il.

    Sur un autre plan, il semblerait que la psychologie moderne ne dénonce pas ce genre de processus de rencontres. Au contraire, s’inscrire sur un site de rencontre pourrait être une manière de reconnaître un manque et de ne pas se cacher derrière son petit doigt. En s’inscrivant, un célibataire peut prendre conscience de ses désirs et de ce qu’il n’aime pas. La plateforme électronique devient alors un moyen d’autoconnaissance. De plus, de nombreux utilisateurs de ce genre de sites ont affirmé, après expérience, qu’il s’agit bel et bien d’un lieu de rencontre, et qu’on peut y « dénicher » de vraies trouvailles.

    Néanmoins, si certains y voient aussi un moyen de dépasser certaines difficultés émotionnelles et briser une timidité, Chantale Mansour, psychologue, affirme qu’ « il n’y a aucune contre-indication psychologique à encourager le virtuel dans les rencontres, mais cela dépend beaucoup des dispositions du sujet et de sa requête ».

    « S’il n’est pas suffisamment rodé à accepter les déceptions de ce monde virtuel et à se protéger de ce qui pourrait en découler, cela peut causer des dégâts en toute évidence. D’où la nécessité d’écouter la demande du sujet et ses blocages dans le relationnel, ses moyens de s’affirmer en société, ses peurs face à l’autre. Le virtuel pourrait alors lui servir de moyen de rencontre, rien de plus », explique-t-elle. Et d’ajouter : « Ce n’est qu’un moyen facilitateur, mais ce n’est jamais la solution pour une personne en difficulté. Le travail sur les émotions doit se faire coûte que coûte avant et après la rencontre, pour une meilleure gestion des émotions et une meilleure affirmation de soi, afin d’optimiser les chances de réussite de la rencontre. »

     

  • Feb. 10. 2010
    the cedar times

    Article d'ANTOINE KHOURY
    First marriage agency opens in lebanon.

  • Feb. 01. 2010
    noun magazine

    pomd'Amour : Une Agence Matrimoniale pour titiller le destin!

  • Jun. 16. 2009
    al balad

    Agence Matrimoniale Solange Sraih
    Disciple de Cupidon.

  • Apr. 01. 2009
    el nashra

    وكالة لبنانية تساعد الراغبين  في الزواج على التعارف

  • Apr. 01. 2008
    MASCULIN MAGAZINE

    L'agence matrimoniale : Un concept en vogue.